Sécurité publique : mieux punir, mieux prévenir

Police nationale

La droite met le budget sécurité à la diète

La sécurité des Français et notamment des Bonneuillois va en prendre un sacré coup : le budget 2010 de la nation est à l’opposé de ce que prétend Brice Hortefeux, ce ministre qui se premet des blagues racistes. Tandis que le ministre de l’Intérieur promet 10 754 recrutements en 2010, le projet de loi de finances indique lui, une toute autre réalité : la réduction drastique des effectifs de police comme de gendarmerie.

La purge est à l’oeuvre : 7400 emplois supprimés sur la période 2009-2011, avant que 4000 emplois supplémentaires ne disparaissent entre 2011 et 2013.

Comment peut-on raisonnablement penser que de telles diminutions d’effectifs seront sans conséquences sur le terrain ? En réalité, c’est l’assurance d’une dégradation des conditions de travail et de sécurité des fonctionnaires, l’assurance aussi d’avoir moins de policiers et de gendarmes dans les rues au service de la sécurité des Français, bref la détérioration du service rendu à la population.

Les socialistes proposent leur politique de sécurité

Comme des millions de Français, chacune et chacun peut constater l’échec de la politique de sécurité du gouvernement et du président de la République depuis maintenant plus de sept années. Mois après mois, année après année, les violences de toutes sortes s’amplifient, contre les personnes comme contre les biens. Dans notre ville, à Bonneuil, les braquages notamment se multiplient.

Mais la droite actuellement au pouvoir s’obstine à vouloir faire de la gesticulation sur un sujet aussi important. Plutôt que gesticuler, il faut agir.

Oui, il faut AGIR. Il faut d’abord donner les moyens à la police et à la justice de faire son travail. Alors, dans ce cadre, la répression est-elle dépassée ?

Certainement pas. Il faut s’entendre sur ce qu’on entend par “répression”. Si être répressif, c’est considérer que la Justice doit être saisie de tout acte délictueux et être en mesure de lui apporter une réponse effective et adéquate, alors nous en sommes des partisans déterminés. Il ne doit pas y avoir d’infraction sans sanction. Si, en revanche, être répressif, c’est juger, comme le fait la droite, que le problème de la délinquance doit être appréhendé sous le seul angle de la sanction, alors nous ne sommes pas d’accord. Le gouvernement peut bien construire toutes les prisons qu’il veut et les remplir au fur et à mesure, il n’instaurera pas pour autant une société exempte de tout crime. L’exemple américain est là pour le prouver.

Pour les socialistes, une véritable politique de sécurité reste à inventer. Notre seule priorité doit être la recherche de l’efficacité dans le respect du droit. La lutte contre la délinquance incombe d’abord à l’État et aux forces de sécurité. Elle suppose surtout de mobiliser de façon cohérente et efficace l’ensemble de la chaîne pénale. La sécurité, elle, suppose la mobilisation de toute la société et notamment de l’ensemble de la chaîne éducative, qui commence avec les parents, la famille, et mobilise l’école, les élus, les associations, sans oublier les médias. Notre démarche est donc globale : mieux punir, mieux prévenir.

Alors quelles sont les conditions d’une réelle amélioration des politiques de sécurité ?

Le combat contre l’insécurité ne peut se concevoir qu’adossé à un projet de transformation sociale. En effet, la police ne gagnera aucune “guerre à la délinquance” toute seule. La politique d’emploi doit donc impérativement renforcer la place du partenariat afin de traiter les problèmes des auteurs de délits – notamment des jeunes – et des quartiers où se concentrent pauvreté et discrimination. Cela implique de créer des liens durables et forts avec les élus qui ont vocation à orienter l’action des forces de l’ordre.

C’est notre vision de la politique de la sécurité que les socialistes proposeront aux Françaises et aux Français.

L’échec personnel de Nicolas Sarkozy pour assurer la sécurité des Français

Le Président Sarkozy, en 7 ans, a fait voter 14 lois et 115 modifications du code pénal. Depuis son accession à la présidence, deux lois ont déjà été votées pour lutter contre la récidive. Dans le même temps, les violences physiques non-crapuleuses (violences commises sans intention de vols ou autres) ont cru de 48%. Tout cela démontre l’inefficacité et l’échec d’une politique qui privilégie l’agitation sur l’action, l’affichage sur les résultats.

Sur le problème avec la récidive en France, que Nicolas SARKOZY ne vienne pas faire croire que c’est la faute des autres. C’est lui directement et ses amis qui sont responsables de la sécurité des Français depuis 2002, depuis plus de sept ans.

Les élus socialistes de Bonneuil proposent périodiquement des améliorations qui relèvent de la compétence communale. Nous l’avons fait pour le 14 juillet, nous l’avons fait pour le quartier Libertés.

Alors la sécurité une bataille perdue d’avance ?

Probablement pour la droite qui ne fait que s’agiter. Certainement pas pour une politique constructive de gauche. Nous sommes et nous serons intraitables avec les délinquants. Mais nous allierons prévention et sanction dans le cadre des compétences communales pour notre ville et dans le cadre national si les Françaises et les Français nous confient d’autres responsabilités.

La sécurité pour tous est essentielle.

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