Brice Hortefeux raciste : quand la tolérance zéro n’est qu’un slogan de droite

14 septembre 2009

Affiche“Quand il y en a un ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes.” : c’est par ces termes lors d’une université d’été que le ministre de l’Intérieur de la République Française a délivré sa pensée profonde sur les différences en général et sur les maghrébins en particulier.

Il ne s’agit même pas d’un flagrant délit de racisme mais d’une pensée dite tout à fait naturellement. Et c’est là que l’inacceptable prend le dessus : Brice Hortefeux est raciste et fier de l’être.

Le scandale de l’affaire est le suivant : par ses propos racistes, la frange la plus raciste et la plus extrêmiste des personnels dont il a la responsabilité considère à présent qu’elle a un permis de faire de même. Si demain des policiers commettent une bavure et tiennent des propos raciste, que va donc pouvoir répondre un ministre de l’Intérieur qui a effectué la même chose ?

Allons jusqu’au bout de notre raisonnement : le ministre de l’Intérieur n’aura aucune sanction et ne sera pas démissionné par l’Elysée alors qui osera sanctionner des policiers en exercice qui auront un tel comportement sachant que le ministre lui-même n’a pas été sanctionné ?

Ce ministre peut bien aller couper le jeûne à la mosquée de Paris, cela relève d’un acte de communication d’influence. Comme je l’ai écrit dans une tribune municipale, la communication ne remplacera jamais la réalité. Brice Hortefeux est un raciste et qui a malheureusement la direction du ministère de l’Intérieur.

Cette “affaire” est un mauvais signal tant à destination des policiers et des gendarmes qu’à destination des citoyens car cela banalise le racisme : “le ministre de l’Intérieur l’a dit on peut donc bien dire ce que l’on pense des étrangers” sera une phrase courante dans les semaines et les mois à venir. Les propos de ce ministre sont ce que l’on appelle juridiquement une incitation à la discrimination.

Voilà pourquoi il faut un acte fort pour sanctionner les propos du ministre :  sa démission.

Un ministre de l’Intérieur raciste n’a rien à faire dans un gouvernement de la République Française. Nos aïeux ont construit notre République et nous-mêmes nous poursuivons cette construction de la République. Non pas pour dresser les gens les uns contre les autres mais pour que chacune et chacun vive ensemble, quelque soit nos différences et nos cultures. Il s’agit d’une règle de base.

Comme beaucoup de nos concitoyens et notamment de Bonneuillois, je suis choqué par ce racisme ordinaire toléré par le gouvernement et protégé par l’Elysée.

Alors, OUI : le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux doit démissionner ou être démissionné.


Et moi je pose problème ?


Education : la mobilisation prend de l’ampleur

12 décembre 2008

mobilisation-lyceenne

Le Parti socialiste salue la réussite de la mobilisation des enseignants, personnels, parents, lycéens et étudiants qui se sont massivement exprimés contre la politique de Xavier DARCOS. Le Parti socialiste assure la communauté éducative de son soutien sans faille, aujourd’hui et dans les mois qui viennent. Cette mobilisation, qui grandit à l’image de la colère de la communauté éducative, traduit une nouvelle fois la profonde inquiétude de la jeunesse de notre pays et de l’ensemble des personnels de l’Education nationale. Cette inquiétude est largement justifiée : la suppression de 8 700 postes en 2007, 11 200 cette année et les 13 500 suppressions de postes prévues pour la prochaine rentrée – plus de 60 000 postes en 6 ans ! – ne font que contribuer à aggraver plus encore les conditions d’enseignement.

Le ministre DARCOS prétend lutter contre l’échec scolaire : comment peut-il tenir ce discours alors que toutes les actions qu’il conduit vont à contresens et mènent au démantèlement du service public d’Éducation. Car à ces multiples suppressions de postes s’ajoute une longue liste de mesures redoutables lorsqu’on les ajoute les unes aux autres : appauvrissement des programmes de l’école primaire, bouleversements non concertés des rythmes scolaires, attaques contre la maternelle, disparition des RASED d’ici 3 ans, asphyxie des Associations Éducatives Complémentaires de l’Enseignement Public, service minimum d’accueil, menaces portées sur l’avenir des IUFM, projet de création des EPEP (établissements public d’enseignement primaire) afin de placer les écoles maternelles et élémentaires sous la tutelle des collectivités territoriales, mise en place dès janvier d’une agence nationale du remplacement qui embauchera des personnels précaires, suppression progressive de la carte scolaire, réforme précipitée et bâclée du lycée et de la voie professionnelle…

Le Parti socialiste exige le droit à la réussite pour tous. Il demande instamment au gouvernement, et notamment à Xavier DARCOS, de renoncer à cette mise à cette déstabilisation du service public d’Education et, bien au contraire, d’ouvrir immédiatement des discussions sur son devenir.


Logement sociaux : un gouvernement frileux et appeuré

5 décembre 2008

Jean -Yves LE BOUILLONECMa question s’adresse à Mme la ministre du logement et de la ville. Depuis hier, lundi 1er décembre, les demandeurs de logement considérés comme prioritaires, qui avaient saisi la commission de médiation, peuvent engager un recours contre l’État pour obtenir sa condamnation, la loi instituant le droit au logement opposable ayant fait de l’État le garant du droit au logement.

Cette obligation, nous le savons tous, passe par la construction de logements sociaux aux loyers abordables. Mais l’État n’assure plus de financement à la hauteur de cet engagement, il se désengage même totalement. Votre budget et votre projet de loi le prouvent : baisse colossale des financements de l’État compensée par un hold-up sur le 1 % ; suppression totale des aides aux travaux de réhabilitation qui va préparer les ghettos de demain ;modifications du plafond de l’accès au logement social, du calcul du surloyer, des règles de sous-occupation, du délai d’expulsion, qui vont sinistrer des familles déjà en difficulté, exclure brusquement des couples de retraités ou des familles monoparentales au mépris de la mixité sociale.

Votre politique, c’est faire payer les locataires modestes, les partenaires sociaux et les bailleurs, faire peser sur les maires constructeurs de logements vraiment sociaux des contraintes de plus en plus dures et des risques de ghettoïsation, et revisiter l’article 55 de la loi SRU pour que l’obligation de construire des logements sociaux ne s’impose plus à tous les maires.

Comble de cynisme, vous justifiez la condamnation d’une association qui accompagne les demandeurs de logement et proposez de contraindre les sans-domicile-fixe à entrer dans des centres d’hébergement.

Madame la ministre, comment l’État peut-il demeurer le garant du droit au logement en agissant de cette manière ? En ne finançant plus rien et en faisant payer tous les autres ; en ne construisant pas suffisamment de logements sociaux accessibles ; en faisant sortir les locataires retraités et certaines familles des logements, en les chassant de leur commune ; en flattant des élus qui ne font rien ? En abandonnant, en définitive, le pacte républicain dans ses enjeux les plus fondamentaux ?

Madame la ministre, vous pouvez encore modifier la loi de finances et suspendre l’examen de votre projet de loi pour ouvrir un vrai débat qui replacera le logement au cœur des politiques publiques.

Madame la ministre, aurez-vous enfin le courage de le faire ?

Jean-Yves LE BOUILLONNEC
Député socialiste du Val-de-Marne


Quand la droite confirme que la gauche a raison

3 novembre 2008

Faillite des banques, chute des bourses, interventions des Etats … de droite, etc, etc.  La liste des conséquences de la crise financière pourrait être longue.

La droite conservatrice et libérale est désormais à genoux idéologiquement. Ce qu’elle exécrait avant tout, elle le met en place pour sauver son … système. Recapitalisation des banques, prises de participations, rappel à l’ordre des assureurs et des banquiers, …  Alors que la droite aurait dû laisser le marché se réguler seul comme elle le prétend depuis plus d’un siècle, la droite découvre les vertus de l’interventionnisme.

Mais laissons la droite à ses contradictions permanentes. La gauche est là, présente, et n’a pas l’intention de cautionner l’échec de la politique économique de Nicolas Sarkozy.

Près de 360 milliards d’euros ont été offert à ces piètres banquiers. Les socialistes n’ont pas voté pour ce plan et se sont donc abstenus à l’Assemblée Nationale. Abstention parce que nous sommes pour la concertation européenne mais contre la politique économique française qui est en échec.

Premier exemple : le développement à l’excès des heures supplémentaires et le sabordage des 35 heures ont permis aux employeurs de réclamer davantage aux travailleurs qui sont déjà en poste au détriment des sans-emplois. Conséquence : attendez-vous à ce que le chômage soit de plus en plus important.

Deuxième exemple : le bouclier fiscal a empêché des rentrées fiscales importantes pour l’Etat surtout dans la période de récession dans laquelle le pouvoir en place a amené la France et les français. Conséquence : les politiques en faveur des classes moyennes et les politiques d’aide se trouvent amputées de ces sommes qui ne profitent qu’aux gens aisés.

Les mesures apportées par la droite sont méprisantes et inacceptables : amnistie fiscale pour les gros revenus, légalisation pour tous du travail le dimanche, privatisation de la poste, etc…  Les socialistes s’opposent clairement au travail le dimanche. Comme les élus de gauche  à Bonneuil s’y sont toujours opposés.Les socialistes s’opposent aux expulsions des locataires sous prétexte qu’il y ait une crise du logement. Comme les élus de gauche à Bonneuil viennent de le signifier en votant au dernier conseil municipal une délibération anti-expulsions.360 milliards pour une poignée de banquiers incompétents et combien pour la rénovation urbaine à Bonneuil, et combien pour l’augmentation des petites retraites, et combien pour UNE POLITIQUE POUR LES GENS. 

La droite a mis l’économie de la France par terre et a détruit le système social des Français. A nous, socialistes, de convaincre les françaises et les français de nous faire confiance pour reconstruire la France.


Fichier liberticide Edwige : une première victoire

10 septembre 2008

La mobilisation citoyenne contre le fichier Edvige a été utile et elle a payé.

Le gouvernement a reculé et rejoint désormais la proposition du Parti Socialiste d’organiser un débat parlementaire débouchant sur l’adoption d’une loi sur les fichiers de renseignements. C’est une première victoire.

Ce revirement donne raison à toutes celles et ceux qui se mobilisent contre Edvige. C’est aussi un désaveu pour François Fillon qui pensait étouffer le débat qui s’est ouvert jusqu’au sein du gouvernement par des rappels à l’ordre.

Bien sûr, dans son expression ce soir, le gouvernement cherche à sauver les apparences et ne veut pas complètement perdre la face. Il doit donc très rapidement préciser sa position car il ne peut pas y avoir de loi sans retrait du décret sur le fichier Edvige. Le gouvernement devra également détailler le calendrier du débat parlementaire à venir.

Le Parti Socialiste, en lien avec ses groupes parlementaires, va poursuivre son travail pour la protection des libertés publiques. Dans le cadre du débat à venir, nous proposerons que la nouvelle loi mette fin au fichage des citoyens engagés dans la vie syndicale, associative et politique qui ne constituent en rien une menace pour la sécurité de notre pays.