Décidément, la planète ne vaut pas grand chose aux yeux des grands de ce monde plutôt préoccupés par leurs petits intérêts nationaux, plutôt préoccupés par leurs petits calculs de piètres politiciens. Dans un billet précédent, j’écrivais “Espérons que la petite politique politicienne qui se nourrit de pseudo-calculs divers et variés sans grand intérêt soit noyée sous l’objectif commun d’aboutir à un accord sur le climat pour l’intérêt général.”
Malheureusement, comme beaucoup le savent, les petits politiciens de piètre envergure savent qu’ils ne travaillent que pour eux-mêmes et leurs égos généralement surdimensionnés. Vous savez tous ces gens qui se regardent le matin et qui se persuade qu’ils sont les plus beaux, les meilleurs et que leur entourage et le monde entier se doit de penser à eux à chaque instant.
Laissez-leur le pouvoir et c’est la berezina. C’est ce qui s’est passé à Copenhague. Aucun accord, aucun compromis, aucun consensus. Cela a crée des clivages qui laisseront des traces.
Et, en attendant, nous allons continuer allègrement à rejeter des gaz carboniques dans l’atmosphère sans objectifs de réduction. Bravo messieurs les politiciens. Continuez comme cela et vos petits intérêts seront préservés pour votre petit confort. Ce petit confort révélé par de petits détails.
Tout le monde aura pu constater de lui-même qu’il faut une commission et trois mois de réflexion pour faire un emprunt de 22 milliards d’euros mais qu’il faut une simple réunion de banquiers à l’Elysée pour faire cadeau de plus de 360 milliards à ces mêmes banquiers.
Tout le monde aura pu constater que la loi instaurant le bouclier fiscal a été mise en place dès l’élection de 2007 acquise mais tout le monde a également constaté que lorsqu’il faut réglementer les rémunérations des grands patrons une simple charte éthique que personne ne respectera suffit.
Parfois, de simples détails permettent de discerner les grandes priorités d’un gouvernement ou d’un président.
Alors quoi faire ?
Quoi faire ? Les hommes et les femmes politiques présents à Copenhague n’étant que de petits politiciens, il revient à chacune et à chacun de prendre les choses en main.
Aux citoyens d’être vigilants sur son empreinte écologique, aux municipalités d’êtres actives sur leurs rejets de CO2 et d’impulser les comportements écologiques, aux régions d’aider les municipalités dans leurs initiatives. Quant à l’Etat, notamment en France, n’y comptons pas. Préoccupé par la protection des plus riches, par le matraquage des plus faibles et par la destruction des services publics, la préservation de la planète et du climat est le cadet de ces soucis.
Conclusion
Ne baissons pas les bras. La société civile est toujours en avance par rapport au monde politique. J’invite chacune et chacun à persévérer dans la protection de l’environnement.
Rappelons simplement que lorsque le dernier arbre aura été abattu, lorsque la dernière rivière aura été empoisonnée, lorsque le dernier poisson aura été péché, alors on saura que l’argent ne se mange pas.
Les injustices sociales sont le premier combat. L’injustice climatique fait son chemin.
Le combat continue.

Publié par Youssef ZEGGANE 
Publié par Youssef ZEGGANE
En lançant un grand emprunt public pour le financement d’une “politique ambitieuse d’investissement”, Nicolas Sarkozy a choisi la fuite en avant. La théorie économique veut qu’en cas de finances publiques déficitaires, on resserre les boulons, quitte pour cela à augmenter les impôts. Sarkozy choisit, lui, de tendre la sébile et d’aller mendier auprès des Français de quoi boucler les fins de mois difficiles. Et des difficultés, il va en avoir, avec ce déficit qui file, et une dette qui enfle, qui enfle. Cette année, ce sont 120 milliards qui vont s’ajouter à nos 2100 milliards de dettes. Si on y ajoute les emprunts qui arrivent à échéance, et qui seront remboursés… en s’endettant à nouveau, la facture sera cette année de 200 milliards d’euros qu’il faudra aller chercher, dans les prochains mois, sur les marchés.
Publié par Youssef ZEGGANE 
Ainsi s’achève l’année 2008.