Constat amer : si le climat était une banque, il serait déjà sauvé

22 décembre 2009

Décidément, la planète ne vaut pas grand chose aux yeux des grands de ce monde plutôt préoccupés par leurs petits intérêts nationaux, plutôt préoccupés par leurs petits calculs de piètres politiciens. Dans un billet précédent, j’écrivais “Espérons que la petite politique politicienne qui se nourrit de pseudo-calculs divers et variés sans grand intérêt soit noyée sous l’objectif commun d’aboutir à un accord sur le climat pour l’intérêt général.”

Malheureusement, comme beaucoup le savent, les petits politiciens de piètre envergure savent qu’ils ne travaillent que pour eux-mêmes et leurs égos généralement surdimensionnés. Vous savez tous ces gens qui se regardent le matin et qui se persuade qu’ils sont les plus beaux, les meilleurs et que leur entourage et le monde entier se doit de penser à eux à chaque instant.

Laissez-leur le pouvoir et c’est la berezina. C’est ce qui s’est passé à Copenhague. Aucun accord, aucun compromis, aucun consensus. Cela a crée des clivages qui laisseront des traces.

Et, en attendant, nous allons continuer allègrement à rejeter des gaz carboniques dans l’atmosphère sans objectifs de réduction. Bravo messieurs les politiciens. Continuez comme cela et vos petits intérêts seront préservés pour votre petit confort. Ce petit confort révélé par de petits détails.

Tout le monde aura pu constater de lui-même qu’il faut une commission et trois mois de réflexion pour faire un emprunt de 22 milliards d’euros mais qu’il faut une simple réunion de banquiers à l’Elysée pour faire cadeau de plus de 360 milliards à ces mêmes banquiers.

Tout le monde aura pu constater que la loi instaurant le bouclier fiscal a été mise en place dès l’élection de 2007 acquise mais tout le monde a également constaté que lorsqu’il faut réglementer les rémunérations des grands patrons une simple charte éthique que personne ne respectera suffit.

Parfois, de simples détails permettent de discerner les grandes priorités d’un gouvernement ou d’un président.

Alors quoi faire ?

Quoi faire ?   Les hommes et les femmes  politiques présents à Copenhague n’étant que de petits politiciens, il revient à chacune et à chacun de prendre les choses en main.

Aux citoyens d’être vigilants sur son empreinte écologique, aux municipalités d’êtres actives sur leurs rejets de CO2 et d’impulser les comportements écologiques, aux régions d’aider les municipalités dans leurs initiatives. Quant à l’Etat, notamment en France, n’y comptons pas. Préoccupé par la protection des plus riches, par le matraquage des plus faibles et par la destruction des services publics, la préservation de la planète et du climat est le cadet de ces soucis.

Conclusion

Ne baissons pas les bras. La société civile est toujours en avance par rapport au monde politique. J’invite chacune et chacun à persévérer dans la protection de l’environnement.

Rappelons simplement que lorsque le dernier arbre aura été abattu, lorsque la dernière rivière aura été empoisonnée, lorsque le dernier poisson aura été péché, alors on saura que l’argent ne se mange pas.

Les injustices sociales sont le premier combat. L’injustice climatique fait son chemin.

Le combat continue.


Evacuation de la “jungle” de Calais : des souffrances inutiles au service d’une politique inefficace

22 septembre 2009

Jungle2

Que peut-on dire, que peut-on exprimer face à la brutalité du démantèlement de la « jungle » de Calais. D’autant plus que cette opération médiatique, qui s’inscrit dans la continuité d’une politique inhumaine et inefficace, ne règle rien sur le long terme.

La fermeture de Sangatte en 2002 a entraîné la multiplication de jungles comme celle de Calais sur tout le littoral. L’opération de « fermeture » de celle de Calais ne mettra pas fin à cette situation, les mêmes causes produisant les mêmes effets.

Cette opération ne résout aucun des problèmes d’immigration clandestine et n’apporte aucune solution aux problématiques de ces exilés, qui, pour la grande majorité d’entre eux, relèvent du droit d’asile. Au contraire, ce tapage médiatique aura deux conséquences : les filières clandestines et autres passeurs, qu’Eric Besson prétendait vouloir toucher, sont aujourd’hui à l’abri et les réfugiés sont renvoyés à une clandestinité encore plus grande.

Alors que le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) et le Commissaire Européen aux Droits de l’Homme ont appelé l’Europe à prendre ses responsabilités dans l’accueil et l’asile des réfugiés, la seule solution proposée par Eric Besson à l’Union Européenne est un renforcement de l’agence Frontex qui n’a pour but que de maintenir les demandeurs d’asile aux portes de l’Europe. Il faut trouver des solutions à l’intérieur de l’Union sur la base de la solidarité entre les pays membres.

On ne peut que dénoncer les méthodes inhumaines et l’absence de solutions pérennes du gouvernement. On ne peut qu’exige des garanties sur les conditions d’hébergement, l’accès au droit d’asile des exilés et l’accompagnement des mineurs isolés qui composent près de la moitié des réfugiés placés ce matin en centres de rétention.

De la jungle au centre de rétention où comment cacher les gens qui dérange les gens “honnêtes”. Voilà comment pourrait être résumé cette pseudo-opération de sécurité.

Entre un ministre de l’Intérieur raciste et un ministre de l’immigration qui instrumentalise les migrants pour ses envies de Matignon, c’est décidément un gouvernement bien intolérant vis-à-vis de la différence qui est présent au pouvoir.

Triste France !


Emprunt Sarkozy : la grande illusion

28 juin 2009

Sarkozy argent roiEn lançant un grand emprunt public pour le financement d’une “politique ambitieuse d’investissement”, Nicolas Sarkozy a choisi la fuite en avant. La théorie économique veut qu’en cas de finances publiques déficitaires, on resserre les boulons, quitte pour cela à augmenter les impôts. Sarkozy choisit, lui, de tendre la sébile et d’aller mendier auprès des Français de quoi boucler les fins de mois difficiles. Et des difficultés, il va en avoir, avec ce déficit qui file, et une dette qui enfle, qui enfle. Cette année, ce sont 120 milliards qui vont s’ajouter à nos 2100 milliards de dettes. Si on y ajoute les emprunts qui arrivent à échéance, et qui seront remboursés… en s’endettant à nouveau, la facture sera cette année de 200 milliards d’euros qu’il faudra aller chercher, dans les prochains mois, sur les marchés.

Notre président, en lancant cette idée d’emprunt, semble avoir la mémoire courte: lancer un grand emprunt populaire coûte cher. En tous cas, toujours plus cher que d’aller chercher l’argent sur les marchés financiers. En effet, pour attirer le grand public,

il faut proposer un taux supérieur à celui de marchés financiers, où les marges se calculent en centième de point d’intérêt. Les exemples sont nombreux, de l’emprunt Balladur à l’emprunt Giscard, en passant par la fameuse rente Pinay, une des plus coûteuses émises par l’état.

Petit retour, à méditer, sur ces grands emprunts, qui ont aussi été des grandes douleurs pour les finances de la France.

La rente Pinay: elle a été lancée en 1953 avec un taux de 4,5%. Le prix du titre était fixé à 36 francs. Ensuite, chaque année, l’administration devait fixer un prix de remboursement, lié à l’évolution de la moyenne des cours du napoléon. En juin 1988, finalement, les derniers titres étaient remboursés à…1 474 Francs l’unité (pour 36 francs récoltés lors de son émission!). Les prix de remboursement avaient même culminé à 2 447 Francs, juste après l’élection de François Mitterrand, en 1981.

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Sarkozy : une émission de plus

8 février 2009

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Il a fallu que des centaines de milliers de Français descendent dans la rue pour que N. Sarkozy découvre que son plan de relance était injuste et insuffisant. En reconnaissant qu’il avait oublié les classes moyennes et les classes populaires, en avouant que le partage entre les salaires et les dividendes étaient totalement inégal, en admettant qu’il n’y avait pas de contreparties aux aides publiques, le président n’a pas seulement eu un tardif éclair de lucidité, il a donné raison à ce que nous n’avons cessé de dire et de promouvoir : il faut une relance fondée sur un nouveau modèle de partage et de développement : emploi, pouvoir d’achat, investissement.

Mais peut-on croire à la sincérité présidentielle quand on se souvient que le discours présidentiel de Toulon sur la refondation du capitalisme a débouché sur le renforcement de sa politique libérale qui a provoqué la crise ? Ne s’agit-il pas d’un nouveau tour de passe passe quand il annonce la poursuite de ses réformes de dérégulation du travail et de paupérisation des services publics.
Concrètement, les engagements en faveur des salariés et les contreparties demandées aux entreprises demeurent floues et sont renvoyées aux négociations avec les partenaires sociaux. La seule annonce concrète, la suppression de la taxe professionnelle en 2010, risque au contraire de provoquer une crise des finances locales.

Pour le moment, face à la crise ce n’est qu’une émission de télévision de plus.


BONNE ANNEE 2009

2 janvier 2009

feu-dartificeAinsi s’achève l’année 2008.

Une année qui aura vu tant de secousses financières, économiques et surtout sociales envahir le quotidien de nos concitoyens. Les secousses sociales sont les plus importantes et celles qui demandent le plus d’attention pour les socialistes que nous sommes.

A Bonneuil, lors de la soirée des engagements des assises le 11 décembre dernier, deux personnes sont intervenues à la tribune et ont parlé des gâchis financiers : une personne pour dire que la ville dépensait de l’argent pour rien et une seconde pour dire que l’Etat faisait pareil.

Nous, socialistes de Bonneuil, nous nous préoccupons avant tout du gâchis humain. Ce gâchis humain créé par une succession de politiques libérales et ultralibérales qui a plongé des millions de gens,  et donc des Bonneuilloises et des Bonneuillois, dans l’insécurité du lendemain, dans la précarité, dans la misère sociale et parfois, tout simplement, qui a mis des gens juste sur le rebord de la planche. Ce rebord, cette ligne qui vous fait comprendre que la prochaine fois c’est vous.

Voilà ce que nous dénonçons, voilà ce que nous combattons. Les socialistes, tant dans la rue qu’au parlement, continuerons ce travail d’opposition. Comme cela a été fait pour contrer le travail du dimanche. Comme cela a été fait pour contrer la mise sous tutelle d’Etat de l’audiovisuel public. Comme cela sera fait pour toute politique qui ira à l’encontre de nos convictions et donc à l’encontre d’une politique pour les gens.

La mission historique et première des socialistes est de combattre les injustices sociales. C’est ce que nous faisons.

L’année 2008 est derrière nous et, à présent, s’ouvre à nous l’année 2009.

De grands combats politiques nous attendent : les soi-disant réformes que le ministre des suppressions de postes et des fermetures de classe, Xavier Darcos, veut mettre en place ; les soi-disant réformes de modernisation du droit du travail qui ne sont que des attaques frontales au droit du travail et qui portent en elle la régression sociale ; les soi-disant réformes de protection des Français alors que, petit à petit, les libertés individuelles et collectives sont réduites. La liste est longue.

Alors face à une telle régression dans notre pays, les socialistes font le vœux qu’ensemble nous agissions pour un vivre-ensemble, pour une ville plus solidaire, pour une ville plus juste, pour une ville plus humaine.

Comme les socialistes l’ont rappelé lors de la soirée des engagements du 11 décembre, Bonneuil n’est pas Bonneuil sans la solidarité. La solidarité ce n’est pas que les milliards de la Sécurité sociale. La solidarité c’est aussi aider son voisin qui a des difficultés pour des petits travaux par exemple ; c’est également porter à l’étage les courses de sa voisine parce que l’ascenseur est en panne ; c’est changer l’ampoule grillée de la dame âgée de l’étage du dessous parce qu’elle ne le peut plus ;  etc, etc, … Des petites choses qui rendent la vie plus agréable et plus joyeuse à tous.

Dans notre ville de Bonneuil, toutes et tous aspirent à cette qualité de vie.

Alors, en cette nouvelle année, je vous adresse mes meilleurs vœux à vous et vos proches. Que cette nouvelle année vous soit belle et joyeuse sur tous les plans.

BONNE ANNEE 2009.