Sécurité publique : mieux punir, mieux prévenir

5 novembre 2009

Police nationale

La droite met le budget sécurité à la diète

La sécurité des Français et notamment des Bonneuillois va en prendre un sacré coup : le budget 2010 de la nation est à l’opposé de ce que prétend Brice Hortefeux, ce ministre qui se premet des blagues racistes. Tandis que le ministre de l’Intérieur promet 10 754 recrutements en 2010, le projet de loi de finances indique lui, une toute autre réalité : la réduction drastique des effectifs de police comme de gendarmerie.

La purge est à l’oeuvre : 7400 emplois supprimés sur la période 2009-2011, avant que 4000 emplois supplémentaires ne disparaissent entre 2011 et 2013.

Comment peut-on raisonnablement penser que de telles diminutions d’effectifs seront sans conséquences sur le terrain ? En réalité, c’est l’assurance d’une dégradation des conditions de travail et de sécurité des fonctionnaires, l’assurance aussi d’avoir moins de policiers et de gendarmes dans les rues au service de la sécurité des Français, bref la détérioration du service rendu à la population.

Les socialistes proposent leur politique de sécurité

Comme des millions de Français, chacune et chacun peut constater l’échec de la politique de sécurité du gouvernement et du président de la République depuis maintenant plus de sept années. Mois après mois, année après année, les violences de toutes sortes s’amplifient, contre les personnes comme contre les biens. Dans notre ville, à Bonneuil, les braquages notamment se multiplient.

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La République Française a osé renvoyer des migrants dans un pays en guerre

22 octobre 2009

Jungle4

ILS L’ONT DONC FAIT.

Eric Besson, François Fillon et Nicolas Sarkozy : retenons bien ces trois noms qui entâchent durablement notre pays. La France, depuis toujours, a donné l’asile aux ressortissants des pays en guerre. Ce n’est plus le cas.

Faut-il rappeler que la France est un pays en guerre. Notamment en Afghanistan. Faut-il rappeler que la France est signataire de la Convention de Genève de 1951. Faut-il rappeler que le Haut-Commissariat aux Réfugiés de l’ONU ainsi que la Cour Européenne des Droits de l’Homme ont demandé à la France de renoncer à ces expulsions.

Faut-il tout simplement rappeler que la France a porté les Droits de l’Homme il y a plus de deux siècles.

Alors, face à ces expulsions, chacune et chacun peut se demander où se trouve le grave danger pour la Nation, où se situe la mise en péril de notre économie, où est localisé le danger de la sécurité intérieure. On cherche désespérément une raison qui nécessite l’expulsion de migrants dans un pays en guerre.

Que nenni !  La droite au pouvoir est en difficulté et cherche des échappatoires. Face aux polémiques incessantes, la droite tente de trouver une sortie par … une nouvelle polémique. Accessoirement, Eric Besson, le traitre parfaitement accompli et heureux, sur ordre du président, donne des gages à l’extrême droite et tente de conforter son statut de premier ministrable.

Ces expulsions sont un fait sans précédent et inacceptable. Le droit d’asile, le statut de réfugié, la protection subsidiaire, n’ont désormais plus aucun sens ni réalité.

La France ne respecte plus, à présent, ses engagements internationaux, aujourd’hui bafoués par le président de la République. Cela s’ajoute à la risée dont a été victime la France à cause de Nicolas Sarkozy suite au placement de son fils à la tête d’un établissement public d’une surface financière bien plus large que ses épaules de gamin.

Mais où va donc la France ?  Depuis plus de sept années, la France et les Français n’ont plus un cap ou une vigie où regarder. Le pays est géré à la petite semaine au gré des coups de communication d’un président. Le gouvernement ne gouverne plus et est devenu la salle des courtisans. Les administrations sont utilisées comme des outils politiques au service d’un seul et unique homme : Nicolas Sarkozy.

A présent, les Français, et notamment les gens de droite, vont s’apercevoir – enfin ! – qu’ils ont voté pour un homme qui ne fait que s’écouter parler, un homme qui place sa famille et ses amis. Sans aucun souci de l’intérêt de tous.

Mais, nous, socialistes, nous ne sommes pas sans espoir. Car nous savons qu’une alternative à gauche existe. Nous travaillons, tous ensemble, à ce projet d’alternative afin de redonner du sens à la France et aux Français.

L’incompétence de Nicolas Sarkozy doit être sanctionnée.


Les Français déçus par la politique économique de Nicolas Sarkozy

13 octobre 2009

nicolas sarkozy_5292Les Français contestent aujourd’hui le sens et l’efficacité de son l’action de Nicolas Sarkozy.

Au-delà du rejet de la taxe carbone ou de la réforme de La Poste, le baromètre BVA-Les Echos-France Info réalisé pour le compte du nouveau cabinet d’audit Absoluce montre que les Français tirent un bilan négatif de l’action menée depuis un an.

Les Français estiment à 60% que les mesures prises par le président “ne vont pas dans le bon sens pour limiter les effets de la crise”, à 71% qu’elles “ne sont pas en adéquation avec les préoccupations des Français” et à 83% qu’elles “ne leur profitent pas équitablement à tous”.

Plus globalement, bien qu’ils reconnaissent le volontarisme du chef de l’Etat, ils estiment pour les deux tiers d’entre eux (65%) que son action face à la crise a été bien plus “désordonnée” et “inefficace” qu’”appropriée” et “rassurante”.

Au total, 63% des personnes interrogées jugent la politique économique du gouvernement “mauvaise” contre 34% qui la jugent “bonne”, soit une hausse de quatre points en un mois et le niveau le plus élevé de mécontents depuis juin 2008.

“Ce n’est pas le pire niveau qu’on a observé sur cet indicateur mais les choses se redégradent et on est en train de revenir progressivement sur la tendance d’avant la crise”, a souligné Gaël Slimane, directeur général adjoint de BVA, en présentant les résultats de l’enquête mardi.

FEU DE PAILLE

La crise avait fait remonter la cote de popularité du chef de l’Etat de 10 à 15 points selon les sondages, grâce à ses mesures réactives qui ont coïncidé avec la présidence française de l’Union européenne, au second semestre 2008.

L’enquête de BVA montre que ce regain a peut-être été un feu de paille et que la grogne gagne les électeurs de droite.

“L’actualité récente parfois déroutante pour la majorité, notamment sur la taxe carbone, a pu contribuer à cette dégradation”, a souligné Gaël Slimane, tout en notant que la baisse de crédit du pouvoir ne profitait pas à l’opposition.

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Brice Hortefeux raciste : quand la tolérance zéro n’est qu’un slogan de droite

14 septembre 2009

Affiche“Quand il y en a un ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes.” : c’est par ces termes lors d’une université d’été que le ministre de l’Intérieur de la République Française a délivré sa pensée profonde sur les différences en général et sur les maghrébins en particulier.

Il ne s’agit même pas d’un flagrant délit de racisme mais d’une pensée dite tout à fait naturellement. Et c’est là que l’inacceptable prend le dessus : Brice Hortefeux est raciste et fier de l’être.

Le scandale de l’affaire est le suivant : par ses propos racistes, la frange la plus raciste et la plus extrêmiste des personnels dont il a la responsabilité considère à présent qu’elle a un permis de faire de même. Si demain des policiers commettent une bavure et tiennent des propos raciste, que va donc pouvoir répondre un ministre de l’Intérieur qui a effectué la même chose ?

Allons jusqu’au bout de notre raisonnement : le ministre de l’Intérieur n’aura aucune sanction et ne sera pas démissionné par l’Elysée alors qui osera sanctionner des policiers en exercice qui auront un tel comportement sachant que le ministre lui-même n’a pas été sanctionné ?

Ce ministre peut bien aller couper le jeûne à la mosquée de Paris, cela relève d’un acte de communication d’influence. Comme je l’ai écrit dans une tribune municipale, la communication ne remplacera jamais la réalité. Brice Hortefeux est un raciste et qui a malheureusement la direction du ministère de l’Intérieur.

Cette “affaire” est un mauvais signal tant à destination des policiers et des gendarmes qu’à destination des citoyens car cela banalise le racisme : “le ministre de l’Intérieur l’a dit on peut donc bien dire ce que l’on pense des étrangers” sera une phrase courante dans les semaines et les mois à venir. Les propos de ce ministre sont ce que l’on appelle juridiquement une incitation à la discrimination.

Voilà pourquoi il faut un acte fort pour sanctionner les propos du ministre :  sa démission.

Un ministre de l’Intérieur raciste n’a rien à faire dans un gouvernement de la République Française. Nos aïeux ont construit notre République et nous-mêmes nous poursuivons cette construction de la République. Non pas pour dresser les gens les uns contre les autres mais pour que chacune et chacun vive ensemble, quelque soit nos différences et nos cultures. Il s’agit d’une règle de base.

Comme beaucoup de nos concitoyens et notamment de Bonneuillois, je suis choqué par ce racisme ordinaire toléré par le gouvernement et protégé par l’Elysée.

Alors, OUI : le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux doit démissionner ou être démissionné.


Et moi je pose problème ?


Le fond de l’air est noir – gris, embaumons-le avec du rose

9 septembre 2009

roseContrôle d’une majorité des titres de la presse écrite, auto-censure des médias télévisuel, redécoucoupage de la carte électorale, nomination des présidents de sociétés publiques, suppression des juges d’instruction, modification des modes de scrutin, ….

Toutes les conditions sont réunies pour museler le pays, son opposition politique et la contestation en général. Tous les critères sont réunies pour que la France devienne un pays institutionnellement figé et arcbouté sur des idées anciennes. La droite au pouvoir veut se faire passer pour “moderne”. Où est la modernité dans le fait de faire travailler les gens jusqu’à 67 ans, où est la modernité de l’apprentissage à 14 ans, où est la modernité dans le fait de pouvoir enfermer des gens à vie et, dernièrement, où est la modernité dans le fait de généraliser le travail du dimanche.

Nous n’avons acune doute après plus de sept années de droite conservatrice, le fond de l’air est couleur noir liberticide et gris social. C’est un ensemble : la société est bloquée, immobile et ne fait que du surplace. La communication tente de nous prouver le contraire. En vain.

L’alternative existe : mettons-là en place

La droite accumule échecs sur échecs et elle s’attaque frontalement au socialistes qui sont les seuls à être en capacité de diriger le pays. Alors changeons le fond de l’air : embaumons-le avec du rose.

OUI, OUI et OUI. Mettons en place une alternative. Supprimons la loi TEPA qui met les finances publiques nationale à terre et proposons à nos concitoyens une vraie réforme qui permette à chacun de ne pas aller à reculons au travail en améliorant et en donnant des droits au comité d’hygiène et de sécurité. Mettons en place une réforme qui permette que le rapport de force soit équilibré au sein des entreprises en autorisant les représentants des salariés à siéger avec droit de vote au sein des conseils d’administrations et qui permette que le contrat à durée déterminée soit la règle. Contraignons les entreprises qui précarise leurs salariés pour mieux les tenir et donnons les moyens aux inspections du travail pour qu’elle puisse faire leur travail.

Les collectivités locales sont devenues le poumon économique du pays avec 70 % des investissements et seulement 10 % de dette. Leur crime : être en majorité des collectivités dirigées par la gauche. Cessons cette méfiance instituée par la droite conservatrice entre ces deux pouvoirs. Clarifions les domaines de compétences et laissons les moyens financiers aux collectivités de faire ce qu’elles ont à faire.

ENSEMBLE, nous pouvons changer le fond de l’air

Les socialistes sont là pour mettre en application un principe simple : élaborer des règles collectives qui protègent tout en laissant les choix individuels possible.

Ensemble, nous pouvons changer la société. N’hésitons plus.


Les bonus inacceptables des traders

19 août 2009

Traders2

Les socialistes français sont favorable à une nouvelle tranche d’impôt frappant les primes accordées aux employés des secteurs financiers des banques. “Des écarts de fortune comme ceux-là ne sont pas tolérables dans une société de justice”, a rappelé François REBSAMEN, sénateur-maire de Dijon.

“Je pense qu’il est normal qu’il y ait des bonus pour les traders mais ils doivent être taxés par l’impôt sur les revenus. On peut avoir deux formes de taxation, d’abord une loi qui les limite, ce qui n’est pas facile à mettre en oeuvre, et une tranche supérieure de l’impôt sur les revenus qui permette de les taxer”, a-t-il déclaré sur Europe 1.

“Des écarts de fortune comme ceux-là ne sont pas tolérables dans une société de justice”, a-t-il ajouté.

La révélation par la presse de la provision d’un milliard d’euros passée par la BNP pour rémunérer les employés de ses secteurs financiers a relancé le débat sur la question, la banque ayant reçu plusieurs milliards d’euros de fonds publics sous forme de prêts.


Mobilisation massive des lycéens contre les “réformes” Darcos

18 décembre 2008

Mobilisation massive des lycéens

Plus de 120.000 lycéens – selon la police – ont manifesté aujourd’hui dans toute la France, globalement dans le calme, pour réclamer le retrait définitif du projet de réforme du lycée du ministre Xavier Darcos, sur fond de blocage de nombreux établissements.

Une fois n’est pas coutume. Les estimations de la police dépassent largement celles des syndicats: 127.000 jeunes seraient descendus dans la rue ce jeudi selon la Direction générale de la police nationale contre 80.000 selon l’Union nationale lycéenne (UNL), première organisation syndicale lycéenne.

Darcos veut «une sorte d’états généraux du lycée»

En début de soirée, Xavier Darcos, a déclaré sur France Info qu’il entendait organiser «une sorte d’états-généraux du lycée à partir des établissements», pour essayer de «faire s’exprimer tous les lycéens».

Un peu plus tôt, devant les sénateurs, le ministre de l’Education a affirmé qu’il allait «rouvrir la totalité du dossier» de la réforme du lycée. «Nous allons reprendre les choses à zéro, nous allons prendre le temps sans hésiter précisément, de sorte qu’on ne dise pas que cette réforme est faite à la va-vite et pour des raisons qui ne seraient pas dictées par l’intérêt des lycéens, par l’intérêt des jeunes de ce pays», a-t-il assuré.

«Les circonstances exigent plus d’explications (…), que nous travaillions différemment, nous allons le faire, mais nous ne changerons rien à l’objectif de réforme», a-t-il dit.

Le ministre a rappelé les principes auxquels il était «attaché» pour cette réforme: «Que tous les lycéens aient une culture commune, que nous personnalisions l’aide que nous devons leur apporter (…), qu’ils puissent avoir un second choix s’ils se sont mis en difficulté par des options qu’ils auraient mal choisies, de sorte d’éviter l’échec».

«Notre éducation n’est pas au service du fric!»

Les concessions de Darcos n’ont pas suffit à calmer les lycéens qui arboraient aujourd’hui des banderoles telles que «Darcos, maintenant ou dans douze mois, ta réforme on n’en veut pas» (Lyon), «Darcos démission pour sauver l’éducation» (Rennes), «Notre éducation n’est pas au service du fric!» (Paris), «Au clair de la Lune, mon ami Darcos, prête-moi ta thune, pour payer mes profs» (Lille).

A Paris, ils étaient entre 7.500 personnes, selon la police, et 13.000 selon les organisateurs. Dans l’Ile-de-France, des barrages filtrants (Hauts-de-Seine) ou des blocages de lycées ont marqué cette journée.

A Orléans, la manifestation s’est déroulée dans le calme malgré quelques interpellations en marge du défilé et une présence policière particulièrement nerveuse, selon notre correspondant régional.

Dans l’Ouest, où le mouvement lycéen est particulièrement implanté, les cortèges ont regroupé notamment 5.000 personnes à Rennes. Certains lycées, souvent privés, ont par ailleurs été fermés jusqu’aux vacances en Loire-Atlantique, dans le Finistère, le Morbihan ou la Manche.

Entre 5.500 et 10.000 jeunes ont défilé à Lyon, perturbant les transports en commun. Des heurts avec jets de pierre et bousculades ont émaillé la manifestation. Une quarantaine de personnes ont été interpellées ou contrôlées, selon la police.

Les lycéens du Nord-Est, particulièrement à Nancy, étaient fortement mobilisés tout comme dans la région Midi-Pyrénées où 51 établissements sur 125 étaient perturbés.

A Lille et dans le Nord du pays, plusieurs milliers de lycéens ont manifesté, demandant «le retrait total de la réforme».

A Bordeaux, la mobilisation commence à baisser, mais reste forte. Ils étaient encore environ 2400 lycéens dans la rue aujourd’hui, de tout le département.

«On a tous les éléments d’une crise sociale»

Les partis de gauche ont apporté leur soutien aux lycéens. Benoît Hamon, porte-parole du PS, a estimé que le gouvernement avait «allumé un incendie qu’il ne parvient pas à atteindre», alors que François Fillon a accusé le PS de vouloir «créer des tensions» en appelant ses militants à manifester auprès des lycéens.

Le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, a déclaré  s’attendre à «une suite de mouvements dans l’Education nationale» et à un mouvement social «remarquable» au mois de janvier.

«On a tous les éléments d’une crise sociale qui rejoindrait la crise de l’éducation», a t-il déclaré. «Tout le monde est confronté aux effets dévastateurs de la crise, tout le monde a le sentiment que les réponses du Président Sarkozy sont partiellement à côté de la plaque», notamment parce qu’il n’a «pas traité la question des salaires».


Refusons le monde que l’on nous impose

29 octobre 2008

Le chômage de masse et la précarité érigée en norme sociale plongent des millions de travailleurs et de travailleuses dans l´insécurité et la misère. Les chômeurs et les chômeuses sont soumis à un contrôle social permanent et culpabilisant : sanctions et radiations s´accroissent avec pour objectif de faire baisser le nombre de demandeurs d´emploi inscrits à l´ANPE alors que dans le même temps les licenciements et les « plans sociaux » se multiplient et que le travail précaire explose (intérim, CNE, CDD, temps partiel imposé). Les femmes, les immigrés avec ou sans-papiers et les jeunes d´origine étrangère sont les plus durement
frappé par cette politique.

Le chômage est l´arme de destruction massive la plus efficace pour le patronat et le gouvernement. Il permet d´exercer une pression à la baisse sur les salaires et les conditions de travail des salarié-e-s et de contraindre les chômeurs et les chômeuses à accepter des emplois au rabais. L´augmentation immédiate des minima sociaux est une mesure d´urgence face à la dégradation des conditions de vie des plus précaires.

Pour en finir avec le chômage et éradiquer le travail précaire il faut imposer une redistribution générale des richesses et une réduction massive du temps de travail. Les récents mouvements sociaux -notamment  contre le CPE - ont permis une victoire contre la précarité et ont démontré que seule la mobilisation et les luttes payent.


Faire reculer partout la misère

20 octobre 2008

Au cours de cette année 2008, la misère et la pauvreté ont encore progressé. C’est vrai dans le monde, puisque plus de 920 millions d’hommes, de femmes et d’enfants connaissent la faim et la malnutrition, sans évoquer la question de l’accès à l’eau potable où à un air respirable.

C’est vrai sur l’ensemble du continent européen avec la montée de la précarité, la dégradation des conditions de travail, les difficultés de logement, le bond du surendettement.

C’est vrai en France. Le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté dépasse désormais 7 millions. Parmi celles-ci, plus d’un million de personnes âgées, près de 2 millions d’enfants. Les personnes sans domicile fixe sont plus de 100 000, dont près de 30 % disposent pourtant d’une activité salariée, mais hélas de plus en plus précaire ou intermittente. Aussi grave : 15 % de la population renoncent à se soigner ou reculent le moment de le faire, faute de moyens financiers suffisants. La spirale du surendettement, en ces périodes de crise financière, conduit certains à l’exclusion définitive. La précarisation systématique des salariés génère la peur du lendemain et le rejet de l’avenir.

Pour les socialistes, cet échec n’est pas tolérable. Il exige un sursaut et donc un changement de politique.

Au plan mondial, il faut rompre avec une dérégulation irresponsable qui mène à la catastrophe, au plan économique, alimentaire, environnemental.

Au plan européen, il s’agit de conduire des politiques publiques capables de faire reculer des injustices et la précarité, afin d’assumer le choix des services publics performants. Au plan national, il convient de tourner le dos à une idéologie et surtout à une pratique, fondées sur l’argent facile, l’individualisme qui conduisent au renforcement des puissants et à la fragilisation des plus faibles. Cela passe par une réforme fiscale et l’affirmation de la puissance publique pour corriger, à la racine, les inégalités sociales.

La misère n’est pas une fatalité. Elle peut et doit reculer. C’est notre combat. Ce combat exige une transformation sociale, assise sur une autre logique économique, privilégiant la justice et la production, et non la rente et la rentabilité financière à court terme.


Les socialistes en première ligne contre la privatisation de la Poste.

27 septembre 2008
La Poste de Bonneuil

Présence de la Poste à Bonneuil : soyons vigilants

Il faut se réjouir que la démarche de rassemblement née en réaction au projet de réforme du statut de La Poste ait abouti, le 18 septembre, à la signature d’un accord commun par les organisations syndicales et les partis politiques de gauche. C’est quasiment historique pour un combat de cette sorte et nous n’en sommes pas au premier !

Car ce projet de réforme fait peser de lourdes menaces sur l’existence même du service public postal. Certes, La Poste a besoin de moyens financiers, non pour acquérir des filiales étrangères, mais pour se moderniser face à la concurrence totalement ouverte en 2011 sur le marché du courrier. Cependant, sa privatisation même partielle, loin d’améliorer le service rendu aux usagers, le dégraderait davantage et le rendrait plus inégalitaire. Qui peut croire que des actionnaires privés consentiraient à financer les obligations du service public à la place de l’État défaillant ? La Poste verrait sa stratégie subordonnée à la rentabilité financière exigée sur le CAC 40. Descoupes claires s’abattraient sur les services insuffisamment rémunérateurs.

Sont ainsi menacés la présence des bureaux de poste dans les zones rurales et les quartiers populaires, la distribution du courrier six jours sur sept, partout et dans lesmêmes délais,le prix unique du timbre, et l’accès des foyers les plus modestes à la Banque postale.

Fort de son vaste réseau de militants et d’élus, le PS doit être à l’avant-garde de cettemobilisation nationale dont la journée d’action du 23 septembre a donné le départ. Il doit être présent dans les débats locaux bientôt organisés dans le pays conjointement par les organisations syndicales et les formations politiquesdegauche.Et,sinécessaire,il devra peser te tout son poids pour obtenir le recours au référendum, désormais prévu par la constitution.

Rappelons également que la droite Bonneuilloise représentée au Conseil municipal a voté contre un voeu empêchant la privatisation. La droite sera toujours conservatrice et organisatrice de la régression socialie dans notre pays.

Lire également “Les socialistes seront vigilants sur la présence de la Poste dans notre ville”.

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