Les socialistes vous proposent un mieux-vivre ensemble

28 juillet 2009

Vivre ensembleJour après jour, mois après mois, lorsque l’on discute avec les Bonneuillois et les Français en général, nous pouvons que confirmer le constat : la vie quotidienne et notamment la vie au travail se dégrade très fortement.

De plus en plus de Français cumulent désormais deux emplois, de plus en plus de gens compte centimes après centimes, de plus en plus la compétition entre salariés est forte et, conséquence de tout cela, de plus en plus le vivre-ensemble et le lien social en prend un sacré coup.

Les Français sont parfaitement conscients de cette situation. Ils la déplorent. Mais, étrangement, de nombreuses personnes ne font pas le lien avec la politique actuelle menée par la droite conservatrice au pouvoir.

Et pourtant, cette dégradation des conditions de vie s’est faite par étapes :

-         Première étape : le « travailler plus pour gagner plus ». Cette mesure, qui a privée l’Etat de recettes fiscales importantes, a fait exploser le chômage et n’a pas obtenu les résultats escomptés. Elle  est la première marche pour que les Français plongent les yeux fermés dans la culture d’acceptation qui permettront d’autres acceptations pour les Français.

-         Seconde étape : la retraite à 67 ans. De nombreux Français ayant “compris” à coup de sondages manipulés et de monopole de la parole dans les médias qu’il fallait travailler plus, qu’à cela ne tienne, « travailler plus » pour travailler plus longtemps. Chacune et chacun sait que la retraite à 67 ans ne résoudra rien. Surtout en France où l’âge moyen de cessation d’activité professionnelle est de 56 ans.

-         Troisième étape : le travail du dimanche. La droite conservatrice continue sur sa lancée. Cette loi sur le travail du dimanche est inutile, chacune et chacun en convient. Mais elle est un symbole pour la droite conservatrice au pouvoir.

-         Prochaine étape à venir : le gouvernement veut s’attaquer aux Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail. Les vider de leurs substances pour les rendre inefficaces puis inutiles.

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Vos témoignagnes nous sont précieux pour faire avancer ce que nous portons

12 juillet 2009

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Depuis plusieurs semaines, de nombreuses Bonneuilloises et de nombreux Bonneuillois s’adressent au Parti socialiste de Bonneuil pour nous faire part de leurs témoignages tant sur la gauche en général que sur le Parti socialiste et la gauche de Bonneuil en particulier.

Je tiens tout d’abord à les remercier pour l’envoi de leurs témoignages sur le Parti socialiste dont je suis fier d’en être un des représentants sur notre ville de Bonneuil.

Les socialistes ne nient pas la réalité : notre parti traverse des divisions entre ses responsables. Tout comme l’UMP, le parti communiste, les Verts et l’ensemble des partis politiques. Mais celles du Parti socialiste sont médiatisées à outrance du fait du contexte national. En effet, le président actuel mène une véritable guerre idéologique, logistique et politique contre le Parti socialiste. Cette attitude il ne l’aura ni avec le parti communiste qu’il considère comme inexistant, ni avec les Verts qu’il considère comme un vote accessoire, ni avec aucun autre parti. Pourquoi ?  Tout simplement parce que le président comme la droite conservatrice au pouvoir considère les socialistes comme les plus dangereux politiquement parlant. Tout simplement parce que les socialistes ont l’expérience et la culture politique pour pouvoir diriger l’Etat et les collectivités territoriales. Et donc toute la charge médiatique doit se concentrer sur le moindre soubresaut des socialistes : quiconque émet un avis négatif ou opposé sur le Parti socialiste a quasiment droit au journal de 20 heures.

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Emprunt Sarkozy : la grande illusion

28 juin 2009

Sarkozy argent roiEn lançant un grand emprunt public pour le financement d’une “politique ambitieuse d’investissement”, Nicolas Sarkozy a choisi la fuite en avant. La théorie économique veut qu’en cas de finances publiques déficitaires, on resserre les boulons, quitte pour cela à augmenter les impôts. Sarkozy choisit, lui, de tendre la sébile et d’aller mendier auprès des Français de quoi boucler les fins de mois difficiles. Et des difficultés, il va en avoir, avec ce déficit qui file, et une dette qui enfle, qui enfle. Cette année, ce sont 120 milliards qui vont s’ajouter à nos 2100 milliards de dettes. Si on y ajoute les emprunts qui arrivent à échéance, et qui seront remboursés… en s’endettant à nouveau, la facture sera cette année de 200 milliards d’euros qu’il faudra aller chercher, dans les prochains mois, sur les marchés.

Notre président, en lancant cette idée d’emprunt, semble avoir la mémoire courte: lancer un grand emprunt populaire coûte cher. En tous cas, toujours plus cher que d’aller chercher l’argent sur les marchés financiers. En effet, pour attirer le grand public,

il faut proposer un taux supérieur à celui de marchés financiers, où les marges se calculent en centième de point d’intérêt. Les exemples sont nombreux, de l’emprunt Balladur à l’emprunt Giscard, en passant par la fameuse rente Pinay, une des plus coûteuses émises par l’état.

Petit retour, à méditer, sur ces grands emprunts, qui ont aussi été des grandes douleurs pour les finances de la France.

La rente Pinay: elle a été lancée en 1953 avec un taux de 4,5%. Le prix du titre était fixé à 36 francs. Ensuite, chaque année, l’administration devait fixer un prix de remboursement, lié à l’évolution de la moyenne des cours du napoléon. En juin 1988, finalement, les derniers titres étaient remboursés à…1 474 Francs l’unité (pour 36 francs récoltés lors de son émission!). Les prix de remboursement avaient même culminé à 2 447 Francs, juste après l’élection de François Mitterrand, en 1981.

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MERCI ! aux Bonneuilloises et aux Bonneuillois

8 juin 2009

Oui, merci à tous pour avoir participé, par votre vote et votre intérêt pour l’Europe, au scrutin européen d’hier soir. Au nom des socialistes de Bonneuil : MERCI !

Drapeaux européens

Chacune et chacun a pu voir et analysé de lui-même les résultats. Concernant les socialistes de Bonneuil, la campagne pour expliquer l’importance de l’Europe à nos concitoyens a été faite et c’est cela qui est le plus important. Nous continuerons dans ce sens. En second lieu, le Parti socialiste de Bonneuil est une des forces de gauche qui compte à Bonneuil comme à chaque élection.

Pour le scrutin européen d’hier, les socialistes de Bonneuil ont réalisé un score de 15 % des suffrages exprimés et cela grâce à vous. Nous regrettons que l’abstention soit si forte (plus de 65 % à Bonneuil) et cette forte abstention en France nous amène à une conclusion : quels que soient les partis politiques, l’ensemble des députés européens qui vont siéger au Parlement européen sont mal élus. Il ne faut pas l’oublier pour l’avenir.

A Bonneuil, les socialistes continueront de travailler pour proposer aux Bonneuilloises et aux Bonneuillois une alternative à gauche pour continuer à construire et à bâtir une ville fortement ancrée à gauche avec des valeurs de gauche et notamment la justice sociale, la solidarité, la liberté, la préservation de notre environnement et l’antiracisme. Ces valeurs ne peuvent être défendues collectivement que grâce à vous, grace à vos convictions, grâce à vos votes qui permettent que ces valeurs soient représentées et donc défendues.

Ces valeurs, comme chacun le souhaite et le demande, doivent être appliquées pour le quotidien des Bonneuilloises et des Bonneuillois.

La casse sociale et le rejet de l’autre, l’injustice sociale et le déni de liberté – notamment d’expression – ne doivent pas exister dans notre ville.

C’est un combat que mènent que les socialistes de Bonneuil et le Parti socialiste étant un parti ouvert, chacune et chacun est invité à nous rejoindre pour mener ce combat pour notre ville, notre département et notre pays.

Amitiés à tous.

Youssef ZEGGANE
Premier secrétaire du Parti socialiste de Bonneuil.


Budget 2009 de Bonneuil : nos positions sont fortes et déterminées.

25 mars 2009

Youssef ZEGGANE au Conseil municipal

Youssef ZEGGANE, conseiller municipal et vice-président de la Commission des Finances, a lu, au nom du groupe des élus socialistes, la déclaration sur le budget 2009 :

Monsieur le Maire, mesdames et messieurs les adjoints, monsieur le Conseiller délégué, chers collègues.

Au nom du groupe des élus socialistes et républicains, nous tenons à remercier l’ensemble de l’administration pour l’élaboration du budget 2009 qui est un travail de qualité.

Nous sommes amenés ce soir à nous prononcer sur le budget 2009 de notre ville. Comme nous en avons débattu le 05 mars dernier lors du débat d’orientations budgétaires, le budget de notre ville est un budget de résistance face aux nombreux coups que fait subir le pouvoir en place à notre ville et aux collectivités territoriales en général.

Rappelons simplement deux éléments : des centaines et des centaines de milliards déversés par l’Etat pour sauver des entreprises responsables avec le pouvoir de cette crise et des miettes pour les gens qui maintenant doivent se débrouiller seuls.

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Sarkozy : une émission de plus

8 février 2009

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Il a fallu que des centaines de milliers de Français descendent dans la rue pour que N. Sarkozy découvre que son plan de relance était injuste et insuffisant. En reconnaissant qu’il avait oublié les classes moyennes et les classes populaires, en avouant que le partage entre les salaires et les dividendes étaient totalement inégal, en admettant qu’il n’y avait pas de contreparties aux aides publiques, le président n’a pas seulement eu un tardif éclair de lucidité, il a donné raison à ce que nous n’avons cessé de dire et de promouvoir : il faut une relance fondée sur un nouveau modèle de partage et de développement : emploi, pouvoir d’achat, investissement.

Mais peut-on croire à la sincérité présidentielle quand on se souvient que le discours présidentiel de Toulon sur la refondation du capitalisme a débouché sur le renforcement de sa politique libérale qui a provoqué la crise ? Ne s’agit-il pas d’un nouveau tour de passe passe quand il annonce la poursuite de ses réformes de dérégulation du travail et de paupérisation des services publics.
Concrètement, les engagements en faveur des salariés et les contreparties demandées aux entreprises demeurent floues et sont renvoyées aux négociations avec les partenaires sociaux. La seule annonce concrète, la suppression de la taxe professionnelle en 2010, risque au contraire de provoquer une crise des finances locales.

Pour le moment, face à la crise ce n’est qu’une émission de télévision de plus.


BONNE ANNEE 2009

2 janvier 2009

feu-dartificeAinsi s’achève l’année 2008.

Une année qui aura vu tant de secousses financières, économiques et surtout sociales envahir le quotidien de nos concitoyens. Les secousses sociales sont les plus importantes et celles qui demandent le plus d’attention pour les socialistes que nous sommes.

A Bonneuil, lors de la soirée des engagements des assises le 11 décembre dernier, deux personnes sont intervenues à la tribune et ont parlé des gâchis financiers : une personne pour dire que la ville dépensait de l’argent pour rien et une seconde pour dire que l’Etat faisait pareil.

Nous, socialistes de Bonneuil, nous nous préoccupons avant tout du gâchis humain. Ce gâchis humain créé par une succession de politiques libérales et ultralibérales qui a plongé des millions de gens,  et donc des Bonneuilloises et des Bonneuillois, dans l’insécurité du lendemain, dans la précarité, dans la misère sociale et parfois, tout simplement, qui a mis des gens juste sur le rebord de la planche. Ce rebord, cette ligne qui vous fait comprendre que la prochaine fois c’est vous.

Voilà ce que nous dénonçons, voilà ce que nous combattons. Les socialistes, tant dans la rue qu’au parlement, continuerons ce travail d’opposition. Comme cela a été fait pour contrer le travail du dimanche. Comme cela a été fait pour contrer la mise sous tutelle d’Etat de l’audiovisuel public. Comme cela sera fait pour toute politique qui ira à l’encontre de nos convictions et donc à l’encontre d’une politique pour les gens.

La mission historique et première des socialistes est de combattre les injustices sociales. C’est ce que nous faisons.

L’année 2008 est derrière nous et, à présent, s’ouvre à nous l’année 2009.

De grands combats politiques nous attendent : les soi-disant réformes que le ministre des suppressions de postes et des fermetures de classe, Xavier Darcos, veut mettre en place ; les soi-disant réformes de modernisation du droit du travail qui ne sont que des attaques frontales au droit du travail et qui portent en elle la régression sociale ; les soi-disant réformes de protection des Français alors que, petit à petit, les libertés individuelles et collectives sont réduites. La liste est longue.

Alors face à une telle régression dans notre pays, les socialistes font le vœux qu’ensemble nous agissions pour un vivre-ensemble, pour une ville plus solidaire, pour une ville plus juste, pour une ville plus humaine.

Comme les socialistes l’ont rappelé lors de la soirée des engagements du 11 décembre, Bonneuil n’est pas Bonneuil sans la solidarité. La solidarité ce n’est pas que les milliards de la Sécurité sociale. La solidarité c’est aussi aider son voisin qui a des difficultés pour des petits travaux par exemple ; c’est également porter à l’étage les courses de sa voisine parce que l’ascenseur est en panne ; c’est changer l’ampoule grillée de la dame âgée de l’étage du dessous parce qu’elle ne le peut plus ;  etc, etc, … Des petites choses qui rendent la vie plus agréable et plus joyeuse à tous.

Dans notre ville de Bonneuil, toutes et tous aspirent à cette qualité de vie.

Alors, en cette nouvelle année, je vous adresse mes meilleurs vœux à vous et vos proches. Que cette nouvelle année vous soit belle et joyeuse sur tous les plans.

BONNE ANNEE 2009.


Mobilisation massive des lycéens contre les “réformes” Darcos

18 décembre 2008

Mobilisation massive des lycéens

Plus de 120.000 lycéens – selon la police – ont manifesté aujourd’hui dans toute la France, globalement dans le calme, pour réclamer le retrait définitif du projet de réforme du lycée du ministre Xavier Darcos, sur fond de blocage de nombreux établissements.

Une fois n’est pas coutume. Les estimations de la police dépassent largement celles des syndicats: 127.000 jeunes seraient descendus dans la rue ce jeudi selon la Direction générale de la police nationale contre 80.000 selon l’Union nationale lycéenne (UNL), première organisation syndicale lycéenne.

Darcos veut «une sorte d’états généraux du lycée»

En début de soirée, Xavier Darcos, a déclaré sur France Info qu’il entendait organiser «une sorte d’états-généraux du lycée à partir des établissements», pour essayer de «faire s’exprimer tous les lycéens».

Un peu plus tôt, devant les sénateurs, le ministre de l’Education a affirmé qu’il allait «rouvrir la totalité du dossier» de la réforme du lycée. «Nous allons reprendre les choses à zéro, nous allons prendre le temps sans hésiter précisément, de sorte qu’on ne dise pas que cette réforme est faite à la va-vite et pour des raisons qui ne seraient pas dictées par l’intérêt des lycéens, par l’intérêt des jeunes de ce pays», a-t-il assuré.

«Les circonstances exigent plus d’explications (…), que nous travaillions différemment, nous allons le faire, mais nous ne changerons rien à l’objectif de réforme», a-t-il dit.

Le ministre a rappelé les principes auxquels il était «attaché» pour cette réforme: «Que tous les lycéens aient une culture commune, que nous personnalisions l’aide que nous devons leur apporter (…), qu’ils puissent avoir un second choix s’ils se sont mis en difficulté par des options qu’ils auraient mal choisies, de sorte d’éviter l’échec».

«Notre éducation n’est pas au service du fric!»

Les concessions de Darcos n’ont pas suffit à calmer les lycéens qui arboraient aujourd’hui des banderoles telles que «Darcos, maintenant ou dans douze mois, ta réforme on n’en veut pas» (Lyon), «Darcos démission pour sauver l’éducation» (Rennes), «Notre éducation n’est pas au service du fric!» (Paris), «Au clair de la Lune, mon ami Darcos, prête-moi ta thune, pour payer mes profs» (Lille).

A Paris, ils étaient entre 7.500 personnes, selon la police, et 13.000 selon les organisateurs. Dans l’Ile-de-France, des barrages filtrants (Hauts-de-Seine) ou des blocages de lycées ont marqué cette journée.

A Orléans, la manifestation s’est déroulée dans le calme malgré quelques interpellations en marge du défilé et une présence policière particulièrement nerveuse, selon notre correspondant régional.

Dans l’Ouest, où le mouvement lycéen est particulièrement implanté, les cortèges ont regroupé notamment 5.000 personnes à Rennes. Certains lycées, souvent privés, ont par ailleurs été fermés jusqu’aux vacances en Loire-Atlantique, dans le Finistère, le Morbihan ou la Manche.

Entre 5.500 et 10.000 jeunes ont défilé à Lyon, perturbant les transports en commun. Des heurts avec jets de pierre et bousculades ont émaillé la manifestation. Une quarantaine de personnes ont été interpellées ou contrôlées, selon la police.

Les lycéens du Nord-Est, particulièrement à Nancy, étaient fortement mobilisés tout comme dans la région Midi-Pyrénées où 51 établissements sur 125 étaient perturbés.

A Lille et dans le Nord du pays, plusieurs milliers de lycéens ont manifesté, demandant «le retrait total de la réforme».

A Bordeaux, la mobilisation commence à baisser, mais reste forte. Ils étaient encore environ 2400 lycéens dans la rue aujourd’hui, de tout le département.

«On a tous les éléments d’une crise sociale»

Les partis de gauche ont apporté leur soutien aux lycéens. Benoît Hamon, porte-parole du PS, a estimé que le gouvernement avait «allumé un incendie qu’il ne parvient pas à atteindre», alors que François Fillon a accusé le PS de vouloir «créer des tensions» en appelant ses militants à manifester auprès des lycéens.

Le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, a déclaré  s’attendre à «une suite de mouvements dans l’Education nationale» et à un mouvement social «remarquable» au mois de janvier.

«On a tous les éléments d’une crise sociale qui rejoindrait la crise de l’éducation», a t-il déclaré. «Tout le monde est confronté aux effets dévastateurs de la crise, tout le monde a le sentiment que les réponses du Président Sarkozy sont partiellement à côté de la plaque», notamment parce qu’il n’a «pas traité la question des salaires».


Education : la mobilisation prend de l’ampleur

12 décembre 2008

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Le Parti socialiste salue la réussite de la mobilisation des enseignants, personnels, parents, lycéens et étudiants qui se sont massivement exprimés contre la politique de Xavier DARCOS. Le Parti socialiste assure la communauté éducative de son soutien sans faille, aujourd’hui et dans les mois qui viennent. Cette mobilisation, qui grandit à l’image de la colère de la communauté éducative, traduit une nouvelle fois la profonde inquiétude de la jeunesse de notre pays et de l’ensemble des personnels de l’Education nationale. Cette inquiétude est largement justifiée : la suppression de 8 700 postes en 2007, 11 200 cette année et les 13 500 suppressions de postes prévues pour la prochaine rentrée – plus de 60 000 postes en 6 ans ! – ne font que contribuer à aggraver plus encore les conditions d’enseignement.

Le ministre DARCOS prétend lutter contre l’échec scolaire : comment peut-il tenir ce discours alors que toutes les actions qu’il conduit vont à contresens et mènent au démantèlement du service public d’Éducation. Car à ces multiples suppressions de postes s’ajoute une longue liste de mesures redoutables lorsqu’on les ajoute les unes aux autres : appauvrissement des programmes de l’école primaire, bouleversements non concertés des rythmes scolaires, attaques contre la maternelle, disparition des RASED d’ici 3 ans, asphyxie des Associations Éducatives Complémentaires de l’Enseignement Public, service minimum d’accueil, menaces portées sur l’avenir des IUFM, projet de création des EPEP (établissements public d’enseignement primaire) afin de placer les écoles maternelles et élémentaires sous la tutelle des collectivités territoriales, mise en place dès janvier d’une agence nationale du remplacement qui embauchera des personnels précaires, suppression progressive de la carte scolaire, réforme précipitée et bâclée du lycée et de la voie professionnelle…

Le Parti socialiste exige le droit à la réussite pour tous. Il demande instamment au gouvernement, et notamment à Xavier DARCOS, de renoncer à cette mise à cette déstabilisation du service public d’Education et, bien au contraire, d’ouvrir immédiatement des discussions sur son devenir.


Logement sociaux : un gouvernement frileux et appeuré

5 décembre 2008

Jean -Yves LE BOUILLONECMa question s’adresse à Mme la ministre du logement et de la ville. Depuis hier, lundi 1er décembre, les demandeurs de logement considérés comme prioritaires, qui avaient saisi la commission de médiation, peuvent engager un recours contre l’État pour obtenir sa condamnation, la loi instituant le droit au logement opposable ayant fait de l’État le garant du droit au logement.

Cette obligation, nous le savons tous, passe par la construction de logements sociaux aux loyers abordables. Mais l’État n’assure plus de financement à la hauteur de cet engagement, il se désengage même totalement. Votre budget et votre projet de loi le prouvent : baisse colossale des financements de l’État compensée par un hold-up sur le 1 % ; suppression totale des aides aux travaux de réhabilitation qui va préparer les ghettos de demain ;modifications du plafond de l’accès au logement social, du calcul du surloyer, des règles de sous-occupation, du délai d’expulsion, qui vont sinistrer des familles déjà en difficulté, exclure brusquement des couples de retraités ou des familles monoparentales au mépris de la mixité sociale.

Votre politique, c’est faire payer les locataires modestes, les partenaires sociaux et les bailleurs, faire peser sur les maires constructeurs de logements vraiment sociaux des contraintes de plus en plus dures et des risques de ghettoïsation, et revisiter l’article 55 de la loi SRU pour que l’obligation de construire des logements sociaux ne s’impose plus à tous les maires.

Comble de cynisme, vous justifiez la condamnation d’une association qui accompagne les demandeurs de logement et proposez de contraindre les sans-domicile-fixe à entrer dans des centres d’hébergement.

Madame la ministre, comment l’État peut-il demeurer le garant du droit au logement en agissant de cette manière ? En ne finançant plus rien et en faisant payer tous les autres ; en ne construisant pas suffisamment de logements sociaux accessibles ; en faisant sortir les locataires retraités et certaines familles des logements, en les chassant de leur commune ; en flattant des élus qui ne font rien ? En abandonnant, en définitive, le pacte républicain dans ses enjeux les plus fondamentaux ?

Madame la ministre, vous pouvez encore modifier la loi de finances et suspendre l’examen de votre projet de loi pour ouvrir un vrai débat qui replacera le logement au cœur des politiques publiques.

Madame la ministre, aurez-vous enfin le courage de le faire ?

Jean-Yves LE BOUILLONNEC
Député socialiste du Val-de-Marne